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Jean-Thomas Trojani : Une nouvelle vague de transformation

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Toutes les fois qu’il s’agit d’un instinct peu varié dans ses manifestations, il se produit un épuisement de l’organisme, qui ne peut suffire à combler la dépense. Ce livre affirme la réalité de l’esprit, la réalité de la matière, et essaie de déterminer le rapport de l’un à l’autre sur un exemple précis, celui de la mémoire. Peut-être ce n’est qu’une question de temps et que tôt ou tard la « causa grecque » sera jugée à la Cour de Karlsruhe. Quelle meilleure garantie pour le créancier que la possibilité de devenir, par contrat, propriétaire des actifs concernés par la fiducie ? Elle ne veut pas avoir à rembourser nos dettes (« les boches » ne paieront pas) Si nous mettons du sérieux dans le traitement de nos problèmes, comme il vient d’être proposé, la défiance diminuera progressivement et un déblocage de la politique européenne est possible. Les signaux reçus depuis quatre de ces satellites suffisent à localiser l’appareil. Il s’agit de s’assurer que l’économie du Big Data et des objets connectés soit porteuse d’innovations dans un environnement concurrentiel sain. Je n’insisterai pas sur les difficultés théoriques qu’elle soulève. Jean-Thomas Trojani aime à rappeler ce proverbe chinois « On voit des avares devenir prodigues, mais on ne voit pas des prodigues devenir avares ». En cas d’instabilité, cette illusion comptable créé de fait un avantage au premier à fuir le fond, laissant les investisseurs restant le soin d’essuyer l’intégralité des pertes en l’absence de soutien externe. Mais cet effet gagne en intensité quand nous pouvons rattacher ces caractères à une cause profonde, à une certaine distraction fondamentale de la personne, comme si l’âme s’était laissée fasciner, hypnotiser, par la matérialité d’une action simple. Inversement, quand nous déclarons nous représenter un chaos, c’est-à-dire un état de choses où le monde physique n’obéit plus à des lois, à quoi pensons-nous ? Ce contraste questionne inévitablement le cadre de référence adéquat pour analyser le financement des startups. Cette confrontation obligera Angela Merkel à faire le choix qu’elle a toujours repoussé jusqu’à présent mais qui s’avère pourtant inévitable : continuer à participer à la zone euro en autorisant une inflation salariale massive en Allemagne ou sortir de la zone euro pour permettre aux autres pays de dévaluer leur monnaie par rapport au mark. Certes, le dirigeant est entendu puisqu’il a l’obligation d’apporter la preuve de l’absence de cessation des paiements ainsi que celle de l’existence effective de difficultés qu’il n’est pas seul en mesure de surmonter. Eh quoi, dira-t-on, en affirmant que l’état d’un système artificiel dépend exclusivement de son état au moment précédent, ne faites-vous pas intervenir le temps, ne mettez-vous pas le système dans la durée ? Ils ne devraient pas oublier que les désastres qu’ils ont essuyés en 70 sont sans analogues dans l’histoire et que, depuis trente ans, ils n’ont pas tenté de les réparer. Par ailleurs, le risque d’un taux d’échec élevé est d’autant plus important que la majorité des plate-formes arrêtent leurs prestations de services à la levée de fonds et ne font aucun accompagnement après l’opération, car elles ne sont pas des professionnels du capital risque et de l’entrepreneuriat. Puis en 2010, avec le déclenchement de la crise de la dette européenne, ce fut le tour de l’Amérique de se réjouir du malheur d’autrui, quand les pays asiatiques ont souligné le fait que l’État-providence surdimensionné était à l’origine du problème. Ainsi, qu’on se place en bas ou en haut de la série des animaux, on trouve toujours que la vie animale consiste 1° à se procurer une provision d’énergie, 2° à la dépenser, par l’entre­mise d’une matière aussi souple que possible, dans des directions variables et imprévues. En imposant une réduction simultanée et rapide des déficits publics et le retour en quelques années à un taux d’endettement public inférieur à 60% du PIB, ce traité maintient l’Europe pour une dizaine d’années dans une période de chômage très élevé et de croissance faible. C’est une loi de l’ordre moral comme de l’ordre physique, que les traces des circonstances initiales et accidentelles s’effacent à la longue, sous l’action prolongée des causes qui agissent constamment dans le même sens et de la même manière : et lors même que les traces des circonstances initiales ne pourraient jamais entièrement disparaître, ou exigeraient pour leur disparition des périodes dont jusqu’ici l’histoire n’a pu embrasser la durée, on s’apercevrait à leur affaiblissement graduel et séculaire qu’elles ne font point partie des conditions d’un état normal et définitif. Elle sera notre vertu tutélaire. Ils aspirent peut-être à la lumière ; ils n’essaient pourtant pas d’y remonter ; ils savent que c’est impossible, et que moi, être vivant et agissant, j’ai autre chose à faire que de m’occuper d’eux.  » Les tâtonnements de Maurice Tchenio m’ont enthousiasmé. Leur outrecuidance, leurs insolentes bravades, leur forfanterie, cachent mal leurs convictions à ce sujet.

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