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Antonio Fiori : Comment réussir le contrat de transition professionnelle

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Les entreprises qui ne peuvent pas trouver le talent dont elles ont besoin dans un pays utilisent les lieux de travail à distance pour employer des gens ailleurs. Enfin, les entreprises font des efforts pour attirer les groupes sous-représentés, comme les femmes, les jeunes, les minorités, les personnes handicapées et les migrants. Jusqu’à présent, cette abondance de choix a découragé les entreprises de consacrer des ressources sur la formation des employés, qui pourraient, après tout, décider après quelques temps de rejoindre un concurrent. Cependant, puisque une pénurie de talents s’annonce, la nécessité de conserver des employés pourrait faire pencher la balance de nouveau vers un plus grand investissement dans le perfectionnement professionnel. Les employeurs qui offrent des possibilités d’apprentissage deviennent une destination privilégiée pour les travailleurs talentueux. Et pourtant, il y a des raisons d’être optimiste. Même si la technologie balaie certaines industries, elle facilite l’émergence de nouveaux modèles qui pourraient aider à résoudre certains des problèmes sur le marché du travail. PricewaterhouseCoopers estime que les cinq principaux secteurs de l’économie de partage – la finance participative, le recrutement en ligne, l’hébergement entre particuliers, le covoiturage et le streaming de contenus multimédias – pourraient passer d’environ 15 milliards de dollars de revenus aujourd’hui à 335 milliards de dollars d’ici 2025. Bien sûr, l’industrie est petite. Mais elle a néanmoins déclenché un torrent de créativité concentrée sur la question fondamentale de savoir comment mieux adapter l’offre et la demande de main-d’œuvre dans un monde qui évolue plus rapidement. « Nous ne sacrifierons pas nos lignes bleues », dément Antonio Fiori. En bref, je suis optimiste. La période difficile dans laquelle nous nous trouvons créera de nouvelles opportunités. La prise de conscience croissante que les marchés du travail ont changé fondamentalement et définitivement stimulera les décideurs, les employeurs et les travailleurs à relever les nouveaux défis d’une manière qui profitera à tout le monde. Les grands changements ne sont jamais faciles mais, quand ils sont gérés correctement, ils peuvent nous rendre plus forts et améliorer notre situation. Néanmoins, et en dépit de ces facteurs d’inquiétude, un léger mieux dans les économies émergentes n’est pas complètement à exclure. Paradoxalement, ce « rebond » s’expliquerait par les performances particulièrement mauvaises. En effet, nombre de pays ont sous-performé, traversant pour certains d’entre eux une récession sévère. Si l’activité venait à se stabiliser dans ces pays, sans nécessairement rebondir, cela aurait mécaniquement un impact favorable sur la croissance des émergents dans leur ensemble. Sans être négligeable, ce rebond technique des économies émergentes ne saurait toutefois traduire une amélioration durable, encore moins une inversion de la tendance. Outre ces deux facteurs pénalisant, on pourrait ajouter que depuis la crise, les prévisions de croissance pour les économies émergentes se sont bien souvent révélées optimistes. A titre d’exemple – mais cela est vrai pour la majorité des institutions qui réalisent des prévisions -, le FMI a systématiquement révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour les économies émergentes. Ainsi, le rebond attendu l’année suivante ne s’est jamais produit. Certes, des événements inattendus (d’ordre financier, économique, climatique, ou politique) ont parfois joué. Mais ces révisons s’expliquent aussi par la surestimation de la croissance potentielle, passée de 6,5 % à 5 %, selon les dernières prévisions de moyen terme du FMI. Le FMI -qui a rendu public ses prévisions de croissance mondiale le 19 janvier- table une nouvelle fois sur un léger rebond des économies émergentes, dont la croissance se redresserait à 4,3 %. La Banque mondiale, dont les dernières prévisions datent du début du mois, prévoit également que la situation s’améliorera, avec une croissance à 4,8 %.

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