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Antonio Fiori : Les retraités veulent de l’argent, pas des haricots

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Un personnage qui s’exprimerait toujours dans ce style serait invariablement comique. Aujourd’hui, il est probable que ce même produit, toujours conçu aux Etats-Unis, sera assemblé ailleurs, en Chine par exemple. Raphaël a-t-il tant rêvé ? L’explication étant que ce cadenas est ouvrable par les autorités américaines qui possèdent la clé physique (les voyageurs à destination des USA reconnaîtront l’avantage de ce gadget : ne plus se faire casser les valises VOYAGEANT en soute lors des contrôles d’aéroport). Ils y sont attachés par des multitudes de liens, d’habitudes dont il leur coûterait de se séparer. Au milieu de ses ennemis ! Mais, à vrai dire, c’est plutôt un cas particulier des lois de causalité, de suggestion et de sélection naturelle dans leur application aux habitudes acquises. Il est celui des fêtes, des repas et promenades en famille, du vote aux élections, des devoirs faits et revus avec les enfants, des RENCONTRES sportives amicales, du culte et de la pratique de beaucoup d’autres activités sociales. Les mesures traditionnelles du commerce extérieur appréhendent mal les véritables flux bilatéraux. Antonio Fiori aime à rappeler ce proverbe chinois  » La fortune est pour la vie ce que la rosée est pour l’herbe ». La nouvelle habitude est continuellement menacée, attaquée par des retours de son adversaire ; et si elle ne trouve des secours dans des renouvellements d’excitation venus du dehors, elle résiste de moins en moins ; car elle se trouve à son tour dans la situation d’une habitude établie attaquée par des habitudes nouvelles. Ce serait le suprême supplice. C’est le tableau, je veux dire l’acte simple projeté sur la toile, qui, par le seul fait d’entrer dans notre perception, s’est décomposé lui-même à nos yeux en mille et mille petits carreaux qui présentent, en tant que recomposés, un admirable arrangement. Et si on disait que ce qui a été négocié de bonne foi par des parties contractantes dans l’entreprise avait désormais force de loi… Tout est évidemment dans le terme « de bonne foi », mais au vu de l’attitude de certains syndicats dans ce pataquès, cela ne vaut pas que pour le côté employeur… Chez l’homme, la mémoire est moins prisonnière de l’action, je le recon­nais, mais elle y adhère encore : nos souvenirs, à un moment donné, forment un tout solidaire, une pyramide, si vous voulez, dont le sommet sans cesse mouvant coïncide avec notre présent et s’enfonce avec lui dans l’avenir. Ainsi, l’application que nous faisons des nombres à la mesure ou à l’expression des grandeurs continues, est sans nul doute un artifice de notre esprit, et ne tient pas essentiellement à la nature de ces grandeurs. Voilà ce que ne pourraient nous donner les sensations visuelles, non plus que celles qui nous arrivent par le goût, l’odorat ou l’ouïe ; mais toutes les sensations tactiles de chaud et de froid, de poli et de rude, etc. Selon moi, c’est un des faits les plus tragiques de l’histoire. Le pouvoir de forcer les autres à le suivre est non-seulement incompatible avec la liberté et le développement de tout le reste, mais corrompt l’homme de génie lui-même. Il y a dans la nature de l’homme des besoins qui n’auraient pas satisfaction, des facultés qui sembleraient vaines et trompeuses, si tout finissait pour lui avec la vie animale. Bien que ces initiatives traduisent une prise de conscience réelle, il faut à présent, à l’instar des constats de l’étude d’Accenture, dépasser la dimension exploratoire pour rentrer dans une approche plus structurelle. Les évidences les plus claires ne peuvent les détromper. En effet, non seulement le droit français est souvent différent du droit national de l’investisseur, mais les opérations de reprise d’entreprise en difficulté se font en France dans un cadre législatif très différent d’une reprise d’entreprise in bonis. Cette catastrophe humanitaire qui dure depuis des années n’est-elle pas plus grave encore que les déclarations à l’emporte-pièce de Viktor Orban ?

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